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Les élections municipales 2009
Les résultats à la mairie de Montréal sont maintenant connus. M. Tremblay et Union Montréal ont obtenu 37,50% du vote, Madame Harel et Vision Montréal 32,86% et M. Bergeron et Projet Montréal 25,67%. Pour plus de détails, suivez ce lien.
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Plate-forme de revendication des éléections municipales montréalaises (2009)
Transport en commun
Depuis 2006, la FAÉCUM travaille à l’implantation d’un accès universel au transport en commun pour les étudiants de l’Université de Montréal. En échange d’une cotisation obligatoire payée par les étudiants, la STM leur offrirait un tarif préférentiel unique, sans égard à leur âge. À l’heure actuelle, la FAÉCUM, la STM et l’Université de Montréal sont toujours en négociation afin de trouver un montage financier satisfaisant pour les trois parties. Le rôle de la Ville dans ce projet est majeur : elle doit faire de l’accès universel au transport en commun une priorité dans le développement de son réseau de transport. Il s’agit notamment d’une façon d’accroître l’utilisation du transport en commun à Montréal et de réduire les émissions de gaz à effet de serre causées par l’utilisation de l’automobile.
Revendication 1:
Que la ville de Montréal travaille à l’implantation et à la pérennité de l’accès universel au transport en commun.
Parmi les éléments décourageant l’utilisation du transport en commun chez les étudiants, il y a le fait que durant les heures de pointe, les wagons de métro et les autobus sont bondés de gens (travailleurs et étudiants). Le manque d’espace occasionné par cette surabondance rebute plusieurs usagers. D’autre part, le temps d’attente durant ces heures de pointe décourage aussi certains utilisateurs. L’augmentation de la fréquence de passage des métros et des autobus dans les heures de pointe permettrait de rendre plus efficace et plus agréable l’utilisation des transports en commun et contribuerait ainsi à en augmenter l’utilisation.
Revendication 2:
Que la fréquence de passage des métros et des autobus desservant le campus de l’Université de Montréal soit augmentée durant les heures de pointe.
Les étudiants constituent une portion importante des travailleurs atypiques. Plusieurs travaillent à l’extérieur du campus à temps partiel, de soir ou de nuit ou encore travaillent dans leur laboratoire jusqu’aux petites heures du matin. Bref, l’horaire d’un étudiant n’est pas régulier. Afin de rendre le transport en commun plus accessible aux étudiants, il faudrait augmenter le niveau de service de nuit. Il faudrait notamment arrimer les heures de fermeture de la ligne bleue à celles de la ligne orange. Actuellement, en semaine et le dimanche, le dernier passage sur la ligne bleue s’effectue 20 minutes avant celui sur la ligne orange. Le samedi, c’est 45 minutes plus tôt.
Revendication 3:
Que les heures de service de la ligne bleue soient ajustées à celles des autres lignes, notamment celles de la ligne orange.
En ce qui a trait au service d’autobus de nuit, outre la ligne 369 qui dessert partiellement le campus et qui relie les stations de métro Namur, Côte-des-Neiges, Guy-Concordia et Atwater, il n’y a qu’une seule ligne d’autobus desservant le campus, la ligne 368, dont la fréquence de passage est aux 45 minutes. Cette ligne part du nord-ouest et se rend en direction sud-est, passant notamment par les arrondissements Saint-Laurent, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Outremont, Plateau-Mont-Royal et Ville-Marie. L’axe nord-est/sud-ouest n’est, quant à lui, pas desservi par le service de nuit, près du campus de l’Université de Montréal.
Revendication 4:
Que le service d’autobus de nuit soit amélioré, notamment la fréquence de passage sur les lignes 368 et 369.
Revendication 5:
Que soit mise en service une nouvelle ligne d’autobus de nuit qui partirait du sud-ouest de la ville pour monter vers le nord-est, afin de desservir, notamment, les quartiers Rosemont, Villeray et Ahuntsic, en passant par le campus de l’Université de Montréal.
Depuis les dix dernières années (1999-2009), les tarifs de la STM ont augmenté de près de 50 %, la CAM passant de 46 $ par mois en 1999 à 68,50 $ en 2009. La CAM tarif réduit a subi une hausse encore plus marquée, passant de 25 $ par mois en 2002 à 37 $ par mois en 2009, soit une hausse de 48 % en 7 ans. La hausse des tarifs de transport en commun qu’ont subie les usagers de la STM depuis les dix dernières années est environ deux fois plus élevée que l’inflation pour la même période. Cette hausse des tarifs réduit considérablement l’accessibilité au transport en commun, particulièrement chez les personnes moins nanties.
Revendication 6:
Que la Ville de Montréal procède à un gel des tarifs de transport en commun dans le but de les réduire.
Le Plan de transport 2008 de la Ville de Montréal prévoit notamment la construction de voies de tramway à Montréal. Une des voies proposées dans ce plan se situe sur le chemin de la Côte-des-Neiges, entre René-Lévesque et Jean-Talon. Pour les étudiants de l’Université de Montréal, il s’agit d’un axe stratégique, puisque bien des étudiants résidant le long de la ligne verte de métro utilisent la ligne d’autobus 165 (535) sur le chemin de la Côte-des-Neiges, qui part du métro Guy-Concordia en direction du nord vers l’Université de Montréal. Cette voie améliorera donc l’accessibilité du campus, à partir du réseau de transport en commun. La mise en place d’un réseau de tramways au centre-ville, sur l’avenue du Parc, le chemin de la Côte-des-Neiges et éventuellement sur les boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa permettra de désengorger le réseau d’autobus et de métros, en plus de faciliter l’accès au campus de l’Université de Montréal
Revendication 7:
Que le réseau de tramways soit traité prioritairement parmi les éléments du Plan de transport 2008.
Réseau cyclable
La FAÉCUM voit d’un bon œil la mise en place d’un réseau de location de vélo (BIXI) sur l’île de Montréal. Cela permettra de réduire l’utilisation de l’automobile et d’encourager les Montréalais à utiliser des moyens de transport non polluants. Afin qu’un maximum d’étudiants utilise ce nouveau service, il faut s’assurer que les bornes de location soient situées aux endroits où passeront les étudiants. Nous avons ciblé quatre points névralgiques, afin de couvrir un espace où passe un maximum d’étudiants : la sortie de métro Université-de-Montréal, la sortie de métro Édouard-Montpetit, le pavillon 3200, rue Jean-Brillant et le pavillon 520, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.
Revendication 8:
Que des bornes de location de vélo (BIXI) soient installées aux abords du campus de l’Université de Montréal.
Les tarifs prévus pour le lancement du BIXI impliquent un abonnement obligatoire, soit annuel (78 $), mensuel (28 $) ou quotidien (5 $) en plus de frais d’utilisation. La première demi-heure est gratuite, la deuxième est facturée 1,50 $, la troisième, 3 $ et les demi-heures suivantes, 6 $ chacune. À l’instar du transport en commun, les étudiants temps plein verraient d’un bon œil la mise en place d’un tarif réduit.
Revendication 9:
Que soit mis en place un tarif étudiant pour l’utilisation du vélo BIXI.
De plus en plus d’étudiants utilisent le vélo comme moyen de transport douze mois par année. Le développement du réseau de pistes cyclables devrait permettre aux adeptes de ce sport de circuler toute l’année de manière sécuritaire à Montréal. Depuis cette année, la Ville de Montréal déneige une partie du réseau cyclable. Toutefois, les pistes cyclables ne sont pas toutes déneigées et cela constitue un problème, puisque les cyclistes doivent circuler dans les voies utilisées par les automobiles, ce qui augmente le risque d’accident. Le déneigement des pistes cyclables, particulièrement celle sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, permettrait aux étudiants de se rendre à vélo sur le campus d’une manière sécuritaire tout au long de l’année.
Revendication 10:
Que les pistes cyclables soient déneigées durant tout l’hiver, tout particulièrement la nouvelle piste sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine.
Une des lacunes actuelles du réseau cyclable montréalais réside dans le fait qu’il n’y a pas de piste cyclable reliant l’Université au centre-ville, par le côté ouest du mont Royal. Il n’y a actuellement aucun moyen pour les quelque 1 800 étudiants résidant dans le sud-ouest de la ville de se rendre sur le campus de l’Université de Montréal par une piste cyclable. Dans le Plan de transport 2008, il y a une piste cyclable projetée sur le chemin de la Côte-des-Neiges. Toutefois, cette piste ne relierait pas le sud-ouest de la ville.
Revendication 11:
Qu’une piste cyclable soit aménagée pour relier l’Université de Montréal au sud-ouest de la ville.
Logement
La responsabilité du logement est une compétence partagée par les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que par les administrations municipales. La Ville de Montréal administre le programme de logements abordables sur son territoire. Considérant que plusieurs étudiants vivent dans une situation financière précaire et qu’ils n’ont, sauf exception, pas les moyens d’être propriétaires, ils doivent habiter dans des logements locatifs. Bien que la situation se soit améliorée depuis quelques années, il demeure encore difficile, surtout pour un étudiant, de trouver un logement à un coût raisonnable en fonction de ses revenus. L’offre de logements locatifs doit continuer à augmenter, particulièrement l’offre de logements à coût abordable.
Revendication 12:
Que la construction de logements abordables soit une priorité pour la Ville de Montréal.
Lors du Sommet de Montréal, en 2002, la Ville lançait le projet de Cité universitaire internationale de Montréal (CUIM). L’objectif était de loger 3 000 étudiants étrangers sur trois sites d’environ 1000 unités chacun, à proximité des campus universitaires montréalais et de faciliter ainsi leur accueil et leur intégration. Un des sites prévus à l’origine était l’îlot Voyageur. Les travaux ont toutefois dû être interrompus, à la suite du gouffre financier dans lequel ce projet a plongé l’UQAM. Cela ne doit cependant pas mettre un terme au projet de CUIM. Le besoin en matière de résidences est toujours présent. Avec ses multiples établissements universitaires, Montréal est la ville canadienne où il y a le plus grand nombre d’étudiants internationaux. Si l’on veut maintenir cette position et même accroître l’attrait de Montréal comme ville universitaire, il importe de se doter des infrastructures nécessaires à l’accueil de ces étudiants, afin de leur offrir les meilleures conditions.
Revendication 13:
Que la ville de Montréal réalise le projet de la Cité universitaire internationale de Montréal, en partenariat avec les universités montréalaises.
Revendication 14:
Que la Cité universitaire internationale de Montréal soit conçue comme une structure d’accueil transitoire pour les étudiants arrivant à Montréal inscrits dans l’un ou l’autre des établissements d’éducation supérieure.
Représentativité des jeunes
Parmi les difficultés souvent relevées par les jeunes, il y a l’insertion au travail. Si plusieurs ressources sont mises à la disposition des jeunes pour leur faciliter l’accès au marché du travail, des efforts devraient être faits pour s’assurer que les jeunes sont représentés proportionnellement dans la fonction publique montréalaise. En ce sens, il faut, d’une part, s’assurer d’une publicisation suffisante des offres d’emplois de la fonction publique montréalaise auprès des jeunes et, d’autre part, s’assurer que les processus d’embauche facilitent et favorisent l’accès des jeunes à la fonction publique montréalaise.
Revendication 15:
Que la Ville de Montréal se dote d’une politique quant à l’accès des jeunes à la fonction publique montréalaise.
Pour s’assurer que les besoins et intérêts des jeunes sont pris en considération dans le processus décisionnel municipal, il faut porter une attention particulière à la place que l’on donne aux jeunes dans les instances consultatives et décisionnelles. En ce sens, il importe que la Ville de Montréal se dote d’une politique claire quant à la place réservée aux jeunes dans ses commissions et comités, ainsi qu’au sein de ses différents organismes indépendants, afin, d’une part, d’assurer une juste représentativité du poids relatif des jeunes et, d’autre part, d’encourager la participation et l’implication des jeunes au sein des différentes instances municipales.
Revendication 16:
Que la Ville de Montréal se dote d’une politique sur la représentativité des jeunes au sein de ses organismes indépendants, ainsi que de ses commissions et comités.
Conclusion
Cette plate-forme de revendications constitue la base de nos revendications dans le cadre des prochaines élections municipales qui auront lieu en novembre 2009. Nous croyons que, pour les quatre prochaines années, la Ville de Montréal devrait faire une priorité de l’amélioration du transport en commun, du développement du réseau cyclable, des conditions de logement des étudiants, ainsi que de la représentativité des jeunes, d’une part, au sein des instances municipales, mais également dans le renouvellement de la fonction publique de la Ville de Montréal.


